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Musique classique et opéra par Classissima

Felix Mendelssohn

lundi 26 septembre 2016


Classiquenews.com - Articles

24 septembre

CD, compte rendu critique. Lucas Débarque, piano : JS BACH, BEETHOVEN, MEDTNER (1 cd Sony classical)

Classiquenews.com - Articles CD, compte rendu critique. Lucas Débarque, piano : JS BACH, BEETHOVEN, MEDTNER (1 cd Sony classical)… Tendresse du jeu, et enivrement prêt à renoncer, d’une profonde et calme nostalgie… L’instinct musical de Lucas Debargue, jeune français récemment distingué au Concours Tchaikovsky 2015, précise disque après disque ses qualités d’interprète. Le phrasé, le toucher s’estompent pour une atténuation suggestive continûment mesurée, canalisée par un instinct d’une rare musicalité. Le jeune Lucas Débarque n’a pas usurpé sa récente notoriété : il s’agit bien d’un pianiste poète qui sait doser, clarifier, structurer une somptueuse syntaxe pianistique : son contrepoint chez Bach, touche par sa candeur et sa précision ; une qualité d’éloquence et de fraîcheur enfantine, cultivée avec une élégance et une finesse qui sait se renouveler selon la pièce concernée. LUCAS DEBARGUE : pianiste ET poète… Moins riche expressivement, plus évident quoique d’une belle précision et clarté technique, le premier mouvement de la Sonate de Beethoven n°7 en ré majeur opus 10/3 (Presto), impose un feu plus nerveux, en équilibre, mobile, dans un jeu de bascule, à la fois trépidant et d’une élégance mozartienne. Un glas plus funèbre colore le Largo, méditatif, empêché, et finalement de plus en plus lugubre : le rubato et le jeu allusif, doué de phrases plus souples, quoique enténébrées, délivrent une claire et juste conception de ce drame intérieur, au vertige tragique insondable. Une belle réussite. Le Menuetto en sa maîtrise (retenue) n’est que juste insouciance. Une détente idéale pour rompre avec la tension tragique de ce qui a précédé. Le Rondo saisit par son étincelle vive et son urgence idéalement syncopée : le meilleur épisode, émotionnellement parfait. Le Medtner (Sonate en fa mineur opus 5) est tout aussi captivant : indice d’un programme équilibré, qui sait préserver l’équilibre et la tension continue. Il semble d’ailleurs réactiver mais en plus heurté, le climat panique et récemment plus vif du Rondo beethovénien. Pourtant en plus décousu, tant le jeu syncopé, hoquetant, semble déconstruire plus qu’il n’avance, dans ce préambule de plus de 12mn qui séduit par ses acoups comme aspirés. L’intermezzo résiste et se déroule comme une course à l’abîme mais comme suspendu, au ralenti. Lucas Debargue saisit toute la recherche de Medtner sur le temps et la durée. Sur la notion même de développement et de réitération. Sur la couleur à la fois cynique, froide, d’une rêverie hallucinée. L’enchantement se déploie sans contraintes, en une fluidité plus construite dans le Largo divoto, d’une puissance tout aussi suggestive parfaitement habitée. Ici il semble que Beethoven rencontre Liszt, avec en arrière fond, une interrogation mystique délirante et personnelle, presque frénétiquement énoncée à la Scriabine. Fulgurance, contrastes, vélocité et volubilité, de l’extase à la transe : le pianiste parvient à traverser tous les paysages de ce kaléidoscope sonore proche de la folie, avec une énergie qui sait être hyperactive et sans dilution. Maîtrise et finesse : Lucas Debargue impose un tempérament de grande classe, une technicité qui sait être l’expression d’une belle poétique personnelle. Le mois de septembre 2016 voit l’émergence / confirmation de deux immenses tempéraments du clavier parmi la nouvelle génération : Lucas Débarque donc aux côtés de l’excellent et subtilement poétique, Benjamin Grosvenor (sublime 4è cd édité par Decca, intitulé « HOMAGES » : Bach, Mendelssohn, Chopin, Franck, Liszt, édité le 9 septembre dernier : LIRE notre grande critique du cd HOMAGES par Benjamin Grosvenor… , également récompensé par le CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre 2016). Le piano contemporain vit de nouvelles heures en or. A suivre. CD, compte rendu critique. Lucas Debargue, piano : JS BACH, BEETHOVEN, MEDTNER (1 cd Sony classical 889853 41762 9 / enregistré à Berlin, en février 2015).

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24 septembre

RIO de Janeiro. Bruno Procopio dirige Baroques et Romantiques français

RIO DE JANEIRO, les 4 et 7 octobre 2016. Bruno Procopio dirige Français Baroques et Romantiques. Rien ne semble résister à l’électricité communicative du chef transatlantique, Bruno Procopio. Entre ancien et nouveau monde, de Paris à Rio, le jeune maestro franco-brésilien joue et réussit la carte des échanges musicaux en interprétant avec la subtilité requise – grâce à sa maîtrise des instruments d’époque, et aussi de la pratique “historiquement informée”, les compositeurs français, baroques et romantiques. En témoignent les deux concerts événements présentés à Rio de Janeiro (Brésil), les 4 et 7 octobre prochains, Sala Cecilia Meireles : au programme, d’abord un programme “Des Lumières au Romantisme” avec Rameau (un compositeur qu’il connaît sur le bout des doigts), Jadin, Rigel, Dauvergne, Mozart et Grétry ; puis le 7 octobre, dans un programme intitulé “De la Révolution à l’Empire” : Rameau (sublime Suite de Castor et Pollux, version de 1782, réorchestré par Dauvergne entre autres), Saint-George, Jadin et Méhul (la Symphonie n°1 devrait être une révélation). Pour exprimer le souffle et l’élégance des oeuvres programmés, Bruno Procopio dirige l’Orchestre Symphonique du Brésil (qu’il a déjà dirigé les deux années passées) et la pianofortiste sensible et virtuose, Nathalia Valentin (qui est aussi à la ville, son épouse). Energie, complicité, articulation sont au rendez vous de ces 2 concerts cariocas événements. Et pour refermer une formidable boucle transatlantique, le chef aux deux cultures en dialogue, dirige à Paris, au TCE, un remarquable programme Villa-Lobos, Jobim, Milhaud, Neukomm, le 4 décembre 2016, pilotant les forces vives de l’Orchestre Lamoureux… De Paris à Rio de Janeiro, Bruno Procopio est bien le chef transatlantique de l’heure. Un exemple pour tous les musiciens de sa génération par son ouverture et sa connaissance (rare) de la pratique “historiquement informée” qu’il apporte actuellement aux orchestres sur instruments modernes… LIRE notre présentation complète des concerts Baroques et Romantiques dirigés par Bruno Procopio avec la pianofortiste Natalia Valentin, les 4 et 7 octobre 2016, Sala Cecilia Meireles de Rio de Janeiro (Brésil) 2ème Semaine de musique baroque à Rio Bruno Procopio et Natalia Valentin jouent les Baroques et Romantiques Français à Rio 2 derniers concerts à ne pas manquer (4 et 7 octobre 2016) Rio de Janeiro, Sala Cecilia Meireles Mardi 4 octobre 2016 Programme Des Lumières au Romantisme Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) Extraits des Nouvelles Suites de Pièces de clavecin Hyacinthe JADIN (1776-1800) Sonate pour pianoforte op. IV n°3 en fa# mineur Henri-Joseph RIGEL (1741-1799) Duo pour clavecin et pianoforte op. XIV n°1 en mib majeur Antoine DAUVERGNE (1713-1797) Chansons pour soprano, violon, pianoforte et clavecin Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791) Sonate pour clavecin et accompagnement de violon K.9 en sol majeur (K9) Sonate pour violon et pianoforte en mi mineur (K304) André-Ernest-Modeste GRÉTRY (1741-1813) Romances Katia Velletaz*, soprano Stéphanie-Marie Degand, violon Bruno Procopio, clavecin Natalia Valentin, pianoforte *chanteur en résidence RESERVEZ votre place Consultez aussi le site du CMBV, page agenda Dans les années 1760, la fin du règne de Louis XV est marquée par un frémissement artistique sans précédent : l’ancien style baroque cède insensiblement la place à une nouvelle musique, teintée des courants germaniques de l’« Empfindsamkeit » et du « Sturm und Drang ». Les anciennes formes, les anciens genres, les anciens instruments perdent de leur lustre au profit d’expériences musicales jusque-là inouïes. Toute une génération de compositeurs contribue à ce renouveau, révélant des personnalités plus ou moins fortes et attachantes. Rameau ou Mondonville avaient amorcé une nouvelle orientation ; ce sont Dauvergne, Rigel ou Grétry qui prolongeront cette voie. À quinze ans d’intervalle, les compositions du jeune Mozart (de passage en France en 1763 et 1778) témoignent à leur manière de la rapide évolution des goûts. Le classicisme est en marche. Rio de Janeiro, Sala Cecilia Meireles Vendredi 7 octobre 2016 Programme De la Révolution à l’Empire Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) Suite de Castor et Pollux (version 1782) Joseph Bologne de SAINT-GEORGE (1745-1799) Concerto pour violon et orchestre op. II n°2 en ré majeur Hyacinthe JADIN (1776-1800) Concerto pour piano et orchestre n°2 en ré mineur Nicolas-Étienne MÉHUL (1763-1817) Symphonie n°1 en sol mineur Orchestre Symphonique du Brésil (OSB) Stéphanie-Marie Degand, violon Natalia Valentin, piano Bruno Procopio, direction musicale RESERVEZ votre place Consultez aussi le site du CMBV, page agenda À la veille de la Révolution, Paris est devenu la capitale internationale des arts, et tout particulièrement de la musique. On y croise les auteurs les plus célèbres du temps, Piccinni, Salieri, Mozart, J.C. Bach, Paisiello et beaucoup d’autres. Si l’Opéra fascine par son ton épique et ses effectifs colossaux, les sociétés de concert attirent un public tout aussi nombreux qui se presse pour entendre les symphonies et les concertos à la mode. L’ancien répertoire vit ses dernières heures : seul Rameau, avec Castor et Pollux, connaît encore les honneurs de la scène passé 1780. Le Chevalier de Saint-George – surnommé « le Mozart noir » – est une des personnalités les plus influentes : ses concertos, redoutables, marquent une nouvelle étape dans l’escalade à la virtuosité qui caractérise alors l’École de violon française. À la même période, Hyacinthe Jadin développe les possibilités du nouveau pianoforte ; nommé professeur au Conservatoire lors de sa création en 1795, il fait figure de visionnaire mais sera fauché par la mort à 24 ans seulement. Méhul, quant à lui, se révèle avec Cherubini l’un des premiers compositeurs français au style véritablement « romantique » : ses sonates, ses opéras et surtout ses quatre symphonies, ouvrent la voie à une musique d’un nouveau genre et marqueront toutes les premières années du XIXe siècle. discographie Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonates Wurtembergeoises Wq 49 (1 cd Paraty, 2014) … CD. Compte rendu critique. Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Sonates Wurtembergeoises Wq 49 (1 cd Paraty, 2014). 2014 s’est achevé sans que l’on ait vraiment en France salué ni commémoré le génie du fils Bach le plus zélé et respectueux de son père : Carl Philipp Emanuel. Celui qui fit tant pour la réhabilitation de l’oeuvre paternelle (avant Mendelssohn), fut aussi méprisé et minoré par son employeur à Berlin, -Frédéric II-, qu’il devint après Telemann, à Hambourg, une personnalité de premier plan : officielle et vénéré comme Haydn à Vienne. C’est que le génie exceptionnel de CPE pour le… CD. Bruno Procopio : Rameau in Caracas … CD. Rameau in Caracas (Bruno Procopio et The Simon Bolivar Symphony orchestra of Venezuela, 2012) … Défi magistral réussi pour jeune chef audacieux ! Ce nouveau cd Paraty adoube très officiellement le tempérament du claveciniste Bruno Procopio comme chef d’orchestre. Poursuivant une nouvelle et déjà riche collaboration avec les musiciens vénézuéliens de l’Orchestre Simon Bolivar (la phalange qui hier accompagnait et permettait aussi l’essor du jeune Gustavo Dudamel), Bruno Procopio ne montre pas seulement sa lumineuse sensibilité et sa versatilité contagieuse chez Rameau, il confirme l’ampleur et la sûreté de son approche, n’hésitant pas ici à aborder le compositeur… Rameau: Pièces de clavecin en concert (label Paraty) … Rameau: Pièces de clavecin en concert (Procopio, 2012) critique de cd Avec ses Pièces pour clavecin en concert, Rameau offre un aboutissement inégalé dans l’art de la musique de chambre mais selon son goût, c’est à dire avec impertinence et nouveauté: jamais avant lui, le clavecin, instrument polyphonique et d’accompagnement n’avait osé revendiquer son autonomie expressive de la sorte. Publié en 1741, voici bien le sommet du chambrisme français sous la règne de Louis XV: alors que Bach se concentre sur le seul tissu polyphonique, Rameau fait éclater la palette sonore du clavier central, qui de pilier confiné devient soliste… CD événement Natalia Valentin, pianoforte joue les Bagatelles de Beethoven (1 cd Paraty)… Et de 7! Depuis sa création en 2006, le jeune label Paraty, porté par le claveciniste Bruno Procopio, enchaîne les réussites discographiques. Après plusieurs récitals signés Ivan Illic, Nicolas Stavy, et récemment un superbe enregistrement Mendelssohn de Cyril Huvé (sur un piano Broadwood 1840) , voici le dernier disque de la fortepianiste Natalia Valentin, dans un cycle de partitions du jeune Beethoven. Le choix de l’’instrument (prodigieux fortepiano d’un facteur anonyme de l’Allemagne du sud, de la fin du XVIIIè, restauré par Christopher Clarke), grâce à sa “prell-mécanique”, apporte un regard neuf et une sonorité à la fois perlée et vivifiante sur les oeuvres choisies: Rondos et Bagatelles (7 de l’opus 33, datées de 1802) d’un feu époustouflant entre nervosité, grâce et élégance. Mais déjà pour Noël 2009, le jeune label aux pépites musicales annonce un superbe double album “Matinas do Natal” de Marcos Portugal: l’ensemble Turicum enregistre en première mondial une partition créée à Rio de Janeiro en 1811, véritable crèche pastorale sur le thème de la Nativité aux couleurs inédites… LIRE notre compte rendu complet du cd Les Bagatelles de Beethoven par la pianofortiste Natalia Valentin (août 2009). Comptes rendus LIRE notre compte rendu critique complet de Renaud de Sacchini par Bruno Procopio, Luisa Francesconi (les 21 et 22 mars 2015, Sala Cecília Meireles, Rio de Janeiro, Brésil) Compte rendu. Bruno Procopio ressuscite Marcos Portugal à Rio (10 décembre 2012) . Rio, Opéra. Le 10 décembre 2012. Marcos Portugal: L’oro no compra amore… Leonardo Pascoa (Giorgio), … Orchestre Symphonique du Brésil (OSB, Orquestra Sinfônica Bresileira). Bruno Procopio, direction L’Oro no compra amore ressuscite à Rio Exaltante réhabilitation à l’Opéra de Rio (Theatro Municipal) du compositeur luso brésilien Marcos Portugal: son opéra comique italien L’Oro no compra amore valait bien cette recréation, d’autant que déjà applaudi et même célébré dès 1804 à Lisbonne, il s’agit du premier opéra italien créé sur le sol brésilien à l’époque du jeune empire brésilien en 1811. L’initiative est d’autant plus légitime que Rio redécouvre l’un de… VOIR Bruno Procopio joue Neukomm et Gossec à Rio (Symphonie à 17 parties), Cidade das Artes, Rio de Janeiro, le 4 avril 2015 . VIDEO. Bruno Procopio dirige la Symphonie Héroïque de Neukomm à Rio de Janeiro (avril 2015). Montage © studio CLASSIQUENEWS.COM 2015. Le chef d’orchestre franco brésilien Bruno Procopio fait retentir le romantisme enflammé martial et lyrique de la grande Symphonie Héroïque de Neukomm créée en 1817. la Symphonie à 17parties de François-Joseph Gossec (1734-1829), composée en 1809. Partition majeure de la symphonie romantique française à l’époque de Napoléon : entre classicisme et premier romantisme, la virtuosité énergique de Gossec s’impose à nous, commune œuvre fondatrice du symphoniste français à l’époque des Viennois Haydn, Mozart et Beethoven. Bruno Procopio s’engage pour diffuser la connaissance et l’interprétation des compositeurs français en Amérique Latine : après avoir dirigé le Simon Bolivar Orchestra du Venezuela, le jeune chef à la double culture, brésilienne et française, retrouvait l’Orchestre Symphonique du Brésil à Rio de Janeiro dans un programme dédié au premier romantisme français : vitalité et énergie, puissance mais sensibilité aux détails instrumentaux… la direction du chef de l’autre côté de l’Atlantique, à la fois analytique et dramatique, trouve un équilibre idéal au service des grands classiques et romantiques français. Extraits vidéo exclusifs © studio CLASSIQUENEWS.TV 2015 VOIR notre reportage Bruno Procopio dirige à Caracas, en septembre 2013 : VIDEO. A Caracas, Bruno Procopio joue CPE Bach avec l’Orchestre Simon Bolivar. En septembre 2013, le chef franco brésilien retrouve à Caracas les instrumentistes de l’Orchestre Simon Bolivar dans plusieurs Concertos et Symphonies de Carl Philipp Emanuel Bach. Après avoir jouer Rameau (ouvertures et ballets des opéras, mais sur instruments modernes en 2012), Bruno Procopio inaugure le nouvel ” Orquesta Barroca Juvenil Símon Bolivar “, phalange désormais dédiée à l’interprétation historiquement informée des œuvres baroques, classiques et préromantiques. Fougue, précision, style, mordant, l’entente du chef invité et des instrumentistes réalise l’un des meilleurs concerts CPE Bach de l’autre côté de l’Atlantique, soulignant aussi l’anniversaire CPE Bach en 2014 (300 ans de la naissance). Le fils de Jean-Sébastien est un génie défricheur et expérimentateur : sa virtuosité au clavier s’entend aussi à l’orchestre d’une liberté inventive à la fois, mélancolique et fantaisiste voire fantasque… très liée aux nouvelles tendances esthétique de l’Empfindsamkeit (“sensibilité”, courant littéraire surtout qui préfigure déjà les affres et vertiges du sentiment romantique). Reportage vidéo exclusif CLASSIQUENEWS.COM VOIR notre reportage Bruno Procopio recrée L’Oro no compra amore de Marcos Portugal, décembre 2012 : RIO, Opéra : Bruno Procopio dirige L’Oro no compra amore de Marcos Portugal (décembre 2012). Marcos Portugal, compositeur officiel de la cour impériale du Brésil compose nombre d’ouvrages italiens dont la verve et le raffinement préfigure directement Rossini… Bruno Procopio ressuscite L’oro no compta amorce, premier opéra italien représenté à l’Opéra de Rio… Pour les 250 ans de sa naissance, l’Orchestre Symphonique du Brésil (Orquesta Sinfonica Brasileira) célèbre le génie du compositeur portugais, Marcos Portugal (1762-1830). Le jeune chef français d’origine brésilienne Bruno Procopio dirige les musiciens dans une partition créée d’abord à Lisbonne en 1804 puis reprise en 1811 à Rio : L’oro non compta amorce l’essor de l’opéra dans le nouveau monde. L’Opéra de Rio accueille cette recréation majeure qui conclut la saison musicale de l’Orchestre Symphonique du Brésil. Présentée en version de concert le 10 décembre 2012, l’ouvrage jalonne un champ d’expérimentation qui permet aux instrumentistes d’élargir leur répertoire tout en ressuscitant des œuvres méconnues. GRAND REPORTAGE VIDEO, version français © CLASSIQUENEWS 2012 Paris, TCE, Théâtre des Champs Elysées Dimanche 4 décembre 2016 Bruno Procopio dirige l’Orchestre Lamoureux dans un programme Villa-Lobos, Milhaud, Jobim, Neukomm… PARIS, TCE. Musique brésilienne à Paris, le 4 décembre 2016. Tubes et musique sacrée : de Villa-Lobos et Jobim à Neukomm. Orchestre associé du TCE Théâtre des Champs-Elysées, l’Orchestre Lamoureux offre un concert de musique brésilienne à la fois éclectique et historique ; au plus large public, le programme dirigé par Bruno Procopio, maestro impetuoso et charismatique, joue des standards brésiliens universels et récents : l’enivrante Bachianas Brasileiras n°5 de Villa-Lobos, Saudades do Brasil de Milhaud, sans omettre, l’irrésistible tube, ambassadeur de l’art de vivre du quartier carioca d’Ipanema, The Girl from Ipanema de Jobim… Mais acuité personnelle du chef Procopio oblige, en liaison avec son amour pour sa culture natale et ce travail particulier dans l’interprétation des partitions classiques et romantiques, plusieurs extraits de la légendaire Missa Pro Die Acclamationes Johannes VI, signé Neukomm. C’est l’emblème de la musique impériale brésilienne, quand le Brésil devenu indépendant, construit son image sur une identité certes occidentale, mais singulière : Neukomm, le Mozart brésilien, a fourni alors à la Cour de l’Empereur du Brésil Jean VI, plusieurs partitions musicales emblématique de cet ordre politique et culturel nouveau dont témoigne évidemment la Messe écrite pour son couronnement et que Bruno Procopio à Paris, s’ingénie début décembre 2016 à ressusciter avec le faste, le souffle et le relief vocal, choral, instrumental requis. Sigismund Neukomm est bien connu des mélomanes car le Sazlbourgeois, élève de Joseph Haydn entreprit de terminer le Requiem de Mozart laissé inachevé (Libera me). La partition autographe datée de 1819 fut découverte récemment à Rio de Janeiro : elle est le fruit du travail de Neukomm installé au Brésil et qui mena son travail de composition avec le plus grand compositeur local, le mulâtre José Mauricio Nunes Garcia. La version du Requiem de Mozart, achevé par Neukomm a été enregistrée par Jean-Claude Malgoire en 2006. Concert événement “Joyaux Brésiliens au TCE, Tubes et musique sacrée, de Villa-Lobos à Neukom… par Bruno Procopio et l’Orchestre Lamoureux à PARIS… En LIRE +




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23 septembre

CD événement, compte rendu critique. HOMAGES : Benjamin Grosvenor, piano (1 cd Decca)

CD événement, compte rendu critique. HOMAGES : Benjamin Grosvenor, piano (1 cd Decca). Les Liszt et Franck sublimés du pianiste Benjamin Grosvenor. D’emblée, nous savions qu’à la seule lecture du programme et la très subtile articulation des enchaînements comme des compositeurs ainsi sélectionnés, nous tenions là mieux qu’une confirmation artistique … : un accomplissement majeur s’agissant du pianiste britannique le plus exceptionnel qui soit actuellement et qui en est déjà à son 4è récital discographique pour Decca. Benjamin Grosvenor, parmi la jeune colonie de pianistes élus par Deutsche Grammophon et Decca (Daniil Trifonov, Alice Sara Ott, Yuja Wang… sans omettre les plus fugaces ou plus récents: Elizabeth Joy-Roe, ambassadrice de rêve pour Field chez Decca , ou surtout Seong Jin Cho, dernier lauréat du Concours Chopin de Varsovie…), fait figure à part d’une somptueuse maturité interprétative qui illumine de l’intérieur en particulier ses Liszt et ses Franck. HOMAGES, le programme d’un immense nouveau génie du piano Benjamin Grosvenor sublime Liszt et Franck Le pianiste est né dans le comté d’Essex en 1992. L’album « HOMAGES » est un chapelet de compositeurs aussi virtuoses que profonds, constituant – emblème des réflexions artistiques exigeantes, un programme magnifiquement conçu, entre éclats et murmures, démonstration échevelée et surgissements de la psyché. De fait dans le cas des Liszt qu’il a choisis : Venezia e Napoli, S 162 (Années de pèlerinage II : Italie, 1839-1840), comme dans celui des non moins sublimes César Franck, magicien harmoniste, narrateur des mondes poétiques (trilogie synthétique et orchestrale de Prélude, Choral et fugue FWV 21, sommet esthétique de 1884), le jeune britannique affirme une sensibilité tissée dans la pudeur et l’intériorité ; la constance douceur opérante du toucher qui s’autorise aussi de somptueuses affirmations frénétiques, exprime l’éloquence d’une intelligence musicale d’une exceptionnelle justesse : c’est un équilibre très subtile entre une virtuosité véloce et facile, voire déconcertante (crépitement crépusculaire et suspensions enivrées de son JS BACH d’ouverture (la Chaconne BWV 1004, arrangée par Busoni à partir de la pièce originelle pour violon), et une profondeur poétique spectaculaire à laquelle le première qualité est étroitement et constamment inféodée. Maitre des filiations, poète des correspondances secrets et intimes, ses Préludes et Fugues de Mendelssohn, d’un surgissement juvénile d’une incroyable tendresse répondent en cela idéalement aux mêmes formes (augmentées du Chorale), de Franck. La vision en perspective subjugue. Le programme dévoile un aperçu de son immense talent qui ne s’autorise aucun effet, mais recherche essentiellement la plénitude et l’allusion. Un poète du clavier en somme intiment doué et certainement l’un des plus passionnants à suivre aujourd’hui. Pour tous ses récitals discographiques, le pianiste sait construire un programme, agencer, combiner, associer … pour un périple musical d’une très grande force poétique. HOMAGES est donc le déjà 4ème recueil réalisé par Benjamin Grosvenor chez Decca : après ses programmes / récitals : Chopin / Liszt / Ravel en 2011, date de sa signature avec le label d’Universal ; Saint-Saëns, Ravel, gershwin en 2012 ; « Dances » enregistré en 2013…). Le programme est ciselé et enchanteur à plus d’un titre : comment ne pas être littéralement envoûté par le chant de la Barcarolle de Chopin ? L’extase des profondeurs mystiques et démoniaques simultanément des Liszt ? Mais c’est certainement l’intelligence des Franck qui surclasse ses confrères : mobile, ductile, versatile, et pourtant doué d’une étonnante profondeur – qui assure et préserve la couleur tragique de chaque pièce, le jeu du jeune Grosvenor chez le vieux Franck dépasse tout ce que nous espérions à l’endroit de ses pièces formant un triptyque essentiel à toute vie de mélomane. Merci à Benjamin Grosvenor de nous ouvrir de telles portes oniriques, de permette que soient audibles et perceptibles de tels mondes sonores. La sensibilité du pianiste est somptueuse et fraternelle : un immense génie du clavier se révèle dans ce programme, CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre et octobre 2016. Et si le magicien né dans l’Essex donne une récital dans votre ville, n’hésitez pas une seconde pour courir aller l’écouter. Un miracle de musicalité transcendante est au bout du chemin. CD événement. Compte rendu critique. « HOMAGES » (JS Bach arrangé par Ferruccio Busoni, Mendelssohn, César Franck, Franz Liszt). Benjamin Grosvenor, piano. 1cd Decca. Enregistré à Wyastone concert Hall, du 10 au 13 décembre 2015. CLIC de CLASSIQUENEWS de la rentrée : septembre et octobre 2016.



Jefopera

16 septembre

Racha Arodaky joue les préludes de Scriabine

C’est au cours d’un concert Bach, au Goethe Institut, que j’ai connu Racha Arodaky, merveilleuse pianiste d’origine syrienne. Ce récital annonçait la publication d’un disque consacré aux partitas 1, 2 et 3. http://jefopera.blogspot.fr/2011/11/classiques-en-suite-accueille-la.html Impressionné par la poésie et le velouté de son jeu, j’ai voulu aller un peu loin, et remonter le temps, en écoutant ses enregistrements antérieurs consacrés à Mendelssohn, Schumann et Scriabine. Scriabine, dont Racha joue les préludes, des pièces que je ne connaissais pas, à l’exception peut-être d’une ou deux qu’Horowitz aimait à donner en bis. Le premier cycle, celui de l’opus 11, a été conçu entre 1888 et 1896. Il s’inscrit dans la voie tracée par Chopin : 24 préludes, étagés sur un plan tonal allant dans le sens des dièses. Scriabine composera par la suite d’autres préludes mais il est difficile de parler de cycles car on ne compte que quelques morceaux dans les opus 13, 15, 17, 22 et 27. Du début à la fin, ce disque est un pur ravissement. Les préludes sont de superbes petits bijoux, d'une grâce infinie, dont l’art subtil m'a fait penser à celui des haïkus. La structure de ces courtes pièces est assez constante : exposition, transposition le plus souvent à l’octave puis conclusion, en douceur ou avec brio. De prélude en prélude, le compositeur oscille entre écriture en lignes mélodiques et composition en motifs rythmiques, chaque pièce pouvant assez aisément se rattacher à l’une des deux catégories. Au-delà de la technique, les pièces témoignent avant tout d'une grande inventivité et d'un talent de composition remarquable, qui donnent à ces morceaux l'aspect de courtes improvisations. Ce n’est donc pas un hasard si plusieurs préludes ont été repris comme standards par des musiciens de jazz. Ici Chick Corea avec le prélude op. 11 n° 2 :    Mais revenons à l’interprétation de Racha Arodaky, délicate, nuancée, d’un très beau lyrisme, qui convient tout particulièrement à ces miniatures d'une grande délicatesse. L’enregistrement est de surcroît servi par une prise de son d’une très grande qualité, qui rend parfaitement hommage à la sonorité profonde et sensuelle du piano Steingraeber sur lequel joue la pianiste. Le disque s’est de ce fait rapidement imposé comme une référence. Racha joue ici le prélude op. 17 n° 3 :

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