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Musique classique et opéra par Classissima

Felix Mendelssohn

dimanche 22 janvier 2017


Classiquenews.com - Articles

18 janvier

Compte-rendu concert. Toulouse, Musée des Augustins, Salon Rouge ; Le 11 janvier 2017 ; Frantz Schubert ; Dmitri Chostakovitch ; Felix Mendelssohn ; Quatuor Modigliani : Amaury Coeytaux et Loïc Rio, violons, Laurent Marfaing, alto, et François Kieffer, violoncelle.

Classiquenews.com - Articles Compte-rendu concert. Toulouse, Musée des Augustins, Salon Rouge ; Le 11 janvier 2017 ; Frantz Schubert ; Dmitri Chostakovitch ; Felix Mendelssohn ; Quatuor Modigliani : Amaury Coeytaux et Loïc Rio, violons, Laurent Marfaing, alto, et François Kieffer, violoncelle. La vie des Grands quatuors à cordes est émaillée de remaniements et c’est l’un des mystères que de constater comme même avec le départ de l’un des musiciens se poursuit le projet artistique sans véritable heurt. C’est ainsi que le Quatuor Modigliani a perdu son charismatique et si sensible premier violon, Philippe Bernhard. Depuis le premier décembre 2017, c’est Amaury Coeytaux qui lui succède. Jeune musicien de grand talent, son intégration est parfaite. Avec un son plus charnu et incarné à l’opposé de la pureté et de la délicatesse du jeu de son prédécesseur. Cela conduit les autres musiciens du Quatuor Modigliani, surtout l’alto et le violoncelle a développer d’avantage leurs couleurs et la chaleur de leur jeu. Mais ce qui demeure intacte c’est cette connivence musicale de tous les instants permettant cette fulgurance des nuances, cette sensibilité des phrasés, et cette énergie communicable, marque d’un Quatuor particulièrement adulé de part le monde. Mystère insondable des quatuors, les Modigliani sont aussi sensationnels qu’auparavant, mais différemment. Le Quattersetz de Schubert est sous leurs doigts une pièce en forme de quintessence en un mouvement du génie Schubertien avec des audaces formelles d’écritures bien assumées. Le récent changement de leur premier violon, n’entâme en rien la complicité magnétique du Quatuor français… Longue vie aux Modigliani ! Nous avions entendu ce même premier Quatuor de Chostakovitch par les Modigliani en janvier dernier à la Biennale des quatuors de la Philharmonie de Paris. Nous avions été séduit par leur parti pris de pureté et de fraîcheur. Lire notre compte rendu du concert du Quatuor Modigliani à Paris, janvier 2016 . Le changement de premier violon sans s’écarter de cette manière va d’avantage vers la force de suggestion des grands quatuors à venir et leur modernité sous une apparence aimable. L‘alto de Laurent Marfaing et le violoncelle de François Kieffer osent une puissance de son et une beauté de timbre envoûtantes. Mais c’est dans le somptueux quatuor de Mendelssohn que la fulgurance du jeu uni en respectant des personnalités musicales fortes, a subjugué le public. Les qualités instrumentales magnifiques de chacun embrasant le tutti. Mendelssohn devient l’immense compositeur, le magnifique esprit romantique au faite de toutes les connaissance musicales passées. L’originalité des nuances poussées à l’extrême, la jubilation du scherzo, la douleur insondable du premier mouvement, la puissance tellurique du final : Toute la beauté de cette immense partition a été portée à un niveau d’excellence instrumentale et d’émotion musicale particulièrement aboutis. Ainsi le public comblé a obtenu deux bis avec Le Scherzo puis l’Adagio du Quatuor op. 18 n° 6 de Beethoven. Nous évoquions l’an dernier à Paris, une « jeune maturité » du quatuor Modigliani. Avec évidence, ils poursuivent leur fabuleuse évolution. L’arrivée d’Amaury Coeytaux y participe. Le son plus fruité n’en est que la partie apparente. Il est probable que tout le répertoire, et le plus exigent, attend les Modigliani. Nous les suivrons avec fidélité. Et nous souhaitons formuler tous nos vœux pour Philippe Bernhard, lui qui nous semblait être né pour jouer du violon, et dont les mimiques si expressives nous ont toujours enchantées. Si la complicité entre les membres du Quatuor Modigliani est du même niveau, la sympathie et la tendresse des regards, qui s’étaient construits dans l’enfance, ont comme muri. Ainsi va la vie. Longue vie aux Modigliani ! ____________________ Compte-rendu concert. Toulouse, Musée des Augustins, Salon Rouge ; Le 11 janvier 2017 ; Frantz Schubert (1797-1828) : Quatuor à cordes n°12 en ut mineur, D. 703, Quattersetz ; Dmitri Chostakovitch (1906-1975) : Quatuor à cordes n° 1 en ut majeur, opus 49 ; Felix Mendelssohn (1809-1847) : Quatuor à cordes en la mineur opus 13 ; Quatuor Modigliani : Amaury Coeytaux et Loïc Rio, violons, Laurent Marfaing, alto, et François Kieffer, violoncelle / Photo © Marie Stabat.

Les bons plans de la musique classique

17 janvier

Emerson String Quartet (52 CD) à 62 € !

Le coffret réunissant l'intégrale des enregistrements de l'Emerson String Quartet (DG, 52 CD) permet de retrouver les formidables réussites du quatuor new-yorkais, en particulier les intégrales de Beethoven, de Mendelssohn, de Brahms, mais aussi les belles réalisations chez Mozart et Haydn comme dans le répertoire du XXe siècle, Chostakovitch et Bartok en tête avec leurs intégrales, Webern, Berg,




Carnets sur sol

4 janvier

Les épris de janvier

Après un décembre de folie, temps du bilan et du prochain planning. (Celui pour le mois en cours figure ici .) 1. Bilan de décembre 17 concerts en trois semaines (du 1er au 22), et 11 concerts en dix jours du 8 au 17. Sans être près du tout d'épuiser l'offre, mais décembre était richement doté cette année. J'avais arrêté le dernier bilan, lors de la précédente notule d'annonce, au 20 octobre. Encore une fois, je pourrais lister tout ce à quoi j'ai renoncé (Charpentier par Kožená, Histoire du lied par la Compagnie de L'Oiseleur, Čiurlionis & Naujalis aux Invalides, et quelques concerts de chouchous, Beethoven 15 par le Quatuor Arod , Mendelssohn 1 par le Trio Zadig …), mais la récolte fut plutôt bonne néanmoins. ♥ Des inédits absolus, ou peu s'en faut : ♥♥ Un oratorio d'Antonio Bertali (La Strage degl'Innocenti) dans l'esthétique intermédiaire entre Monteverdi et le seria, sans doute une première française ; et deux motets de Jakob Froberger, d'une italianité un peu raidement germanisante, mais qui documente un pan de son œuvre que je n'avais jamais pu dégoter au disque ! Par les étudiants du CNSM, Cécile Madelin et Paul-Antoine Benos (qui éblouit encore une fois par sa gloire sonore et sa diction, un falsettiste pourtant !) en tête. Il reste pour beaucoup des jeunes chanteurs (sauf Pablo García !) encore un gros travail de déclamation italienne à faire pour soutenir des œuvres aussi nues, qui réclament une intervention rhétorique majeure de l'interprète. ♥♥ L'Île du Rêve, premier opéra de Reynaldo Hahn, certes pas son meilleur, mais regorgeant de grâces, évoquées dans une notule à part avec extraits sonores (distribution entièrement francophone et rompue à l'art de la belle diction !). ♥♥ Programme de mélodies évoquant l'Orient de l'infatigable Compagnie de L'Oiseleur… énormément de découvertes ; les plus belles propositions sont celles, sans réelle surprise, de Louis Aubert (le cycle complet existe chez Maguelone) et Roland-Manuel (qui vit une année faste !). ♥♥ Cantate du Prix de Rome Antigone et opéra Brocéliande d'André Bloch (pas Ernest) par la Compagnie de L'Oiseleur. Un grand choc ! Antigone est une excellente cantate pour le Prix, et Brocéliande est un petit bijou, quelque part entre Cendrillon de Massenet mais aussi Duparc, Pelléas… Et tout cela servi par Mary Olivon (dans le rôle de l'orchestre) à son sommet, et deux découvertes vocales majeures, Marion Gomar et Georges Wanis, deux formats dramatiques aguerris que les grandes scènes ne devraient pas tarder à s'arracher. ♣ D'autres œuvres peu fréquentes : ♣♣ Iphigénie en Tauride de Goethe. La pièce est un décalque d'Euripide, qui met néanmoins l'accent sur des thématiques propres aux Lumières, telle l'émancipation (y compris de la femme). C'est un peu long sur scène, mais fonctionne bien, malgré la mise en scène assez vide de Jean-Pierre Vincent (et la diction de Cécile Garcia Fogel, caricature de l'artificialité théâtrale, sans que je puisse déterminer ce qui est délibéré et ce qui est faussé), sans jamais accepter totalement le décalage comique non plus. Faire dire placement ce qui devrait être intense, pourquoi pas, mais à un moment, il faut l'accepter comme principe ; au contraire, j'ai l'impression que les artistes espèrent malgré tout nous saisir par l'intensité du texte. C'est surtout le décor de Jean-Paul Chambas qui remplit bien son office… Heureusement que la pièce était de qualité décente. (Je ne m'explique pas comment on peut présenter quelque chose d'aussi peu abouti sur une scène subventionnée prestigieuse, qui pourrait sélectionner n'importe qui parmi les meilleurs.) ♣♣ Elias de Mendelssohn par l'Ensemble Pygmalion. Fréquent en Allemagne, très rare en France, peut-être le sommet de l'oratorio romantique, malgré toutes ses références à Bach et Haendel. Très belle inteprétation sur instruments anciens, où se distinguaient en outre deux solistes formidables : Anaïk Morel (quelle autorité pleine de simplicité !) et Robin Tritschler (clair mais très projeté). Une notule a été consacrée à l'œuvre, à ses sources bibliques composites, à sa discographie . ♣♣ Le Paradis et la Péri de Schumann a souffert auprès du public de la comparaison avec les Scènes de Faust et Élie, donnés dans le même trimestre, mais j'étais content de l'entendre en vrai, remarquablement servi de surcroît (Christianne Karg, Kate Royal, Andrew Staples, Matthias Goerne, et le Chœur de l'Orchestre de Paris par-dessus tout). Repéré quelques détails touchants (l'attente syncopée aux cordes de la bien-aimée qui redescend dans la vallée empestée, alors que son fiancé la croit en sécurité, et que le texte ne nous l'a pas encore révélé !), et d'une manière générale une bien belle œuvre, malgré son livret sans intérêt et son orchestration très terne. ♣♣ Sancta Susanna de Hindemith. La partition est un bijou de thèmes récurrents triturés, sans cesse mutants, d'essais de couleurs harmoniques successives. Dramatiquement, en revanche, c'est un peu court (surtout après une Cavalleria rusticana qui n'a rien à voir psychologiquement et musicalement) pour pouvoir s'immerger dans le langage et l'esprit, surtout avec ce livret très abrupt et fort peu explicite (ou alors, pas dans ce sens-là !). Je suis resté à la porte, alors que j'étais familier du livret et que j'adore me jouer la partition au piano, voire improviser à ma guise sur la matière. Le public semblait très content – il faut dire que glottologiquement parlant, Anna-Caterina Antonacci n'a jamais aussi bien chanté, avec des aigus qu'on ne lui avait jamais connus ! ♣♣ El Niño, un des tout meilleurs Adams, jamais rejoué en France depuis sa création en 2000 au Châtelet. Autour de textes inspirés par la Nativité (essentiellement des textes canoniques, plus des poèmes de langue espagnole), une suite de tableaux sonores assez prégnants et spectaculaires. J'aime beaucoup le dispositif de la basse qui relaie la colère et le doute, ou la relecture très poétique du Magnificat. Au disque, on peut trouver les sonorités artificielles, certaines sections un peu bavardes. En salle, rien, c'est formidable de bout en bout. J'aimerais d'autant plus entendre Doctor Atomic (qui devrait en plus bien remplir…) à l'Opéra… Amsterdam et Strasbourg l'ont donné, une petite coproduction me ferait plaisir, merci. (Veuillez noter, estimés programmateurs, si vous me donnez en échange Satyagraha ou même Nixon, ma malédiction pèsera longuement sur vous et vos infâmes rejetons.) ♪ Quelques-uns de mes interprètes chouchous : ♫ Quatuor n°7 de Beethoven par le Quatuor Hanson. Une pureté d'exécution très intéressante, qui laisse l'œuvre respirer à nu. Pas de gros son ici ! [notule de présentation] ♫ Kindertotenlieder de Mahler au CNSM, avec la voix incroyablement physique du baryton-basse Edwin Fardini . L'aspect pédagogique de la présentation était, comme d'habitude, moins réussi – l'étudiante n'a pas eu autant de pratique qu'en instrument, tout simplement. Rien d'indigne non plus, très court et assez intéressant ; il manquait surtout le sentiment d'un but (et c'était aussi assez peu accessible sans être déjà bien familier des pièces). Considérant qu'il s'agit d'entraînements dans le cadre intimiste du Salon Vinteuil, c'était très bien. [deux notules sur le cycle : présentation générale et style ] ♫ Le Trio de Chausson (ou du moins son premier mouvement) par le Trio Sōra, d'une intensité exceptionnelle, qui ne se relâche jamais… Je ne suis pas un inconditionnel de l'œuvre (belle mais répétitive, et d'un lyrisme jamais lumineux), pourtant ici, j'ai cru voir la lumière – à la réécoute des meilleurs disques, non, c'était juste ce que nous appellerons désormais l'effet Sōra. J'ai de l'admiration pour Gabriel Le Magadure (second violon du Quatuor Ébène, réparti pour donner des masterclasses) qui a trouvé des remarques intéressantes à faire – en débusquant tout ce qui n'avait pas été interrogé. (Même si, à mon avis, la première proposition était plus intéressante que le surinvestissement d'effets dans une musique déjà chargée, il est très utile d'ouvrir ce type de possibilité pour un jeune ensemble qui n'a pas encore éclusé le répertoire courant – à supposer qu'on puisse qualifier ainsi le Trio de Chausson !) L'intimité était aussi un plaisir : nous n'étions que deux, côte à côte dans la salle Dukas, à nous ébahir, partition de main, de la beauté fulgurante de cette séance de travail. Le CNSM est aussi l'eldorado du mélomane. ♠ Et, parce que la chair est faible, quelques quasi-scies orchestrales et autres célébrations de la Glotte triomphante : ♠♠ Symphonie n°5 de Sibelius par l'ONF et Slobodeniuk. Après un (premier) concerto de Brahms complètement étouffé, une belle Cinquième, très russe (les pizz assez legato du mouvement lent évoquent assez Tchaïkovski) – tout juste un petit manque d'exaltation dans le final à mon gré. ♠♠ Symphonie n°4 de Nielsen par le Philharmonique de Radio-France et Osmo Vänskä. Je projetais (et ferai peut-être) une notule dessus, avec extraits sonores. Car Vänskä, comme dans son intégrale discographique avec le BBCSO, peut-être la meilleure de toutes celles parues, d'un équilibre et d'une poésie admirables, évite tous les écueils de l'écriture orchestrale de Nielsen (en plus de produire quelque chose de beau). En particulier les contrebasses très thématiques, qui peuvent donner l'impression d'un manque d'assise rythmique sur les temps forts (occupées à phraser des mélodies plutôt qu'à jouer avec la pulsation) ; ici, Vänskä laisse toujours très sensible la trame rythmique et l'élan d'ensemble. Une magnifique Quatrième, du niveau des meilleures (dont la sienne) au disque. [Vraiment supérieur à ses Sibelius, bons mais pas ultimes comme ses Nielsen.] En ouverture de programme, la Suite des Comédiens de Kabalevksi, très plaisante, mais assez au delà de la simple suite néo-classique vaguement grinçante qu'on aurait pu attendre. ♠♠ Musique de chambre de Schumann (Märchenerzählungen, Quatuor n°3) et Kurtág (Trio d'hommage à R. Sch. et Microludes pour quatuor) par des musiciens de l'Ensemble Intercontemporain et de l'Orchestre de Paris. Programme jubilatoire, mais un brin déçu par l'exécution, pour des raisons que j'aimerais détailler à l'occasion (voir la notule correspondante ) : je ne suis pas persuadé qu'il soit raisonnable d'aller voir des quatuors d'orchestre, même lorsqu'ils jouent des œuvres rares. À chaque fois (Opéra de Paris dans Magnard, National de France dans Saint-Saëns, Orchestre de Paris dans Schumann et Kurtág), l'impression d'un manque de cohésion, voire d'implication. On le perçoit très bien dans la comparaison entre le violon solo de l'Intercontemporain, d'une netteté incroyable (premier violon dans les Microludes, second dans le Schumann où on ne l'a jamais aussi bien entendu !), tandis que les musiciens de l'Orchestre de Paris étaient (et c'est logique, vu leur pratique d'orchestre), beaucoup moins dans l'exactitude de l'attaque, plus dans une sorte de flux général… Ils ont eu peu de répétitions, et en tout cas rien de comparable avec un ensemble constitué qui répète tous les jours la demi-douzaine de mêmes œuvres pendant un trimestre ! (Quant au niveau requis pour intégrer l'Interco, c'est tout de bon un autre monde.) Bien que je les croie parfaitement de bonne volonté (je doute qu'on fasse ces concerts supplémentaires par obligation), il n'y a pas vraiment d'intérêt à écouter des quatuors par des ensembles éphémères, dès lors qu'on a le choix de l'offre – et les Microludes comme le Troisième de Schumann sont programmés assez fréquemment. ♠♠ The Messiah de Haendel par le Concert Spirituel. Toujours une délectation intense d'entendre ce bijou. S'il y a bien une œuvre vocale qui justifie sans difficulté son omniprésence… En plus, le livret syncrétique y est très réussi. Pas forcément convaincu par les partis pris de Niquet : tempo assez homogène comme toujours, mais pas mal d'effets discutables pour se différencier. Pourquoi faire le mordant He Trusted in God (le chœur des moqueries de la foule « que son Dieu le délivre ! ») et le triomphal Hallelujah complètement susurrés ? Faire différent, soit, mais cela va tellement à rebours du texte et même de la musique (le contrepoint râpeux du premier, les trompettes et l'harmonie simple du second)… Par ailleurs, alors qu'il contient quantité de mes chouchous (Agathe Boudet bien sûr, Édwige Parat, Jean-Christophe Lanièce , Igor Bouin …), je trouve le chœur un brin terne, pas particulièrement baroque, ni anglais, ni français. Peut-être lié à l'impermanence des participations (et au grand nombre), mais d'autres parviennent bien mieux à typer des formations vocales très éphémères. À part Sandrine Piau dont l'anglais était assez éprouvant (et la voix très opaque, sans doute faute d'habitude), très beau plateau, où j'ai beaucoup aimé la tendance à sous-chanter sur des voix voluptueuses, chez Anthea Pichanik et Robert Gleadow : mettre ainsi en valeur le texte lorsqu'on a tant d'atouts purement vocaux à faire valoir, quel plaisir ! ♠♠ Iphigénie en Tauride, de loin le meilleur opéra de Gluck (ce n'est pas comme s'il y en avait beaucoup de réellement bons), dans la mise en scène (réaménagée) de Krzysztof Warlikowski. Je la voyais pour la première fois, et outre son absence de réel rapport avec l'intrigue, j'ai surtout été frappé par un vilain paradoxe dans la gestion de l'espace, rapportée aux déclarations du metteur en scène. Musicalement, plateau superbe et (outre Stanislas de Barbeyrac, glorieux) différent de ce qui était attendu : Véronique Gens, désormais habituée du répertoire XIXe où elle ne connaît pas d'égale, était plus vaporeuse que d'ordinaire (splendide néanmoins, mais la diction pas du tout ciselée comme à l'ordinaire) ; Étienne Dupuis, dont la voix paraît sombre et un brin tassée en retransmission, et se révélant au contraire en salle claire, libre et sonore ! En revanche, que l'Opéra de Paris ne puisse pas recruter un Scythe (deux phrases à dire) capable d'articuler un vague français et de chanter en rythme dans un timbre pas trop désagréable paraît à peine concevable – et cela repose la question des critères de l'Atelier Lyrique, notamment. Sans être du tout au même degré, Thomas Johannes Mayer était une fausse bonne idée : il n'a pas dû auditionner, et lui qui est audible dans Wagner à Bastille, le voilà, en (mauvais) français, tout corseté de partout… la voix surdimensionnée et le grand diseur constituaient un bon point de départ, qu'il aurait été avisé de vérifier. Contrairement à la création de la production, où les Musiciens du Louvre officiaient, l'Orchestre de l'Opéra était cette fois dans la fosse, avec Bertrand de Billy qui joue souvent (et assez bien, d'ailleurs) cette œuvre dans les plus vénérables maisons. Mais le manque d'habitude ainsi que d'investissement, sans être du tout infâme, finit dans une certaine mollesse – l'acte I fonctionne bien, mais dans l'acte II plus contemplatif, l'entrain semble avoir définitivement déserté les rangs. ♠♠ Don Giovanni au Théâtre des Champs-Élysées. Pas prévu initialement, et seulement tenté pour entendre Jean-Sébastien Bou et voir la mise en scène de Braunschweig autrement qu'en retransmission. Et grande mandale : Don Giovanni n'est pas Don Giovanni pour rien ! Comme tout y est fin, sophistiqué, juste, très au delà de tous les opéras du temps (à quelques exceptions près dont j'ai souvent parlé, comme les Salieri et Vranický d'avant-garde). Et l'entendre, le nez dans la fosse musicologiquement informée du Cercle de l'Harmonie, avec la finesse de la direction d'acteurs de Braunschweig – tout le contraire des metteurs en scène à concept et dispositif, rien de visible quasiment, tout est dans la façon de faire mouvoir les acteurs, réplique après réplique… un grand choc. En outre, Bou, Boulianne et Gleadow (dont la voix a une remarquable présence en vrai) sont d'admirables acteurs. Assez sensible notamment à l'épisode où l'imposture de Leporello est consommée avec Elvira, qui crée ou éclaire le malaise sous-jacent des scènes suivantes. Et par-dessus tout, l'ivresse communicative de cette musique ; même les airs décoratifs secondaires (comme ceux de Zerline ou Ottavio) sont joués avec une conviction qui les rend passionnants. L'impression de venir à l'Opéra pour la première fois, à regarder les instruments avec des yeux ébaubis. Missions accomplies, donc : un décembre de jouissances… et la preuve ultime de la clairvoyance de mes conseils. Tenez-le vous pour dit, voici les suivants qui arrivent ! En avant pour de nouvelles aventures ! Atelier marseillais d'après Jean MATHIAS. (Musée du Louvre.) 2. Un janvier sobre Malgré un emploi du temps assez libre en début de mois, difficile de trouver (en dehors du théâtre et des expositions qui débordent en permanence) beaucoup de concerts un peu originaux en cette période. Voici tout de même les quelques perles que j'ai relevé pour mon usage personnel. ► Œuvres rares, programmes originaux → airs de cour, lieder ■ Airs de cour et pièces de Strozzi, Byrd, Hume, Purcell… (Révillion, le 18 à 12h30). Gratuit. ■ Airs de cour de Le Camus et ceux célèbres de Lambert et Charpentier ; pièces pour clavecin de d'Anglebert et (Louis) Couperin. Léa Desandre (du Jardin des Voix) et Violaine Cochard, à l'Hôtel de Soubise, le dimanche 8 à 12h30. Gratuit. ■ Airs de cour et musiques de Caccini, Strozzi, Carissimi Humphrey, Lambert, Purcell au 38 Riv'. 15€. ■ Mélodies de Guy Sacre (avec Billy Eidi, grand spécialiste du piano français du premier XXe siècle, qui en a publié il y a peu un second volume chez Timpani). Un compositeur vivant qui écrit dans le goût du Groupe des Six, avec sa couleur propre, vraiment à découvrir. Et c'est gratuit, au CRR rue de Madrid (le 14 à 16h30). ■ Programme transversal de Georg Nigl comme chaque année à la Cité de la Musique : de Monteverdi à Xenakis, avec du pianoforte, du théorbe… Le 28 à 20h30. ► Œuvres rares, programmes originaux → opéra et théâtre musical ■ Recréation de Chimène ou le Cid de Sacchini. Les Nouveaux Caractères en avaient donné des extraits, et j'en avais même tracé les points communs avec Don Giovanni dans une notule déjà ancienne. À Saint-Quentin les 13 et 14, et plus tard à Massy et Herblay, par le jeune Concert de la Loge Olympique . ■ Le Songe d'une nuit d'été d'Ambroise Thomas par l'insatiable Compagnie de L'Oiseleur. Pas le plus grand Thomas, mais un bel opéra comique encore un peu belcantiste et tourné vers Auber, et qui parle en réalité de Shakespeare et d'Élisabeth Ière (Temple du Luxembourg, le 18). Au chapeau. ■ Hänsel und Gretel de Humperdinck au Conservatoire Régional de Boulogne-Billancourt (le 7 à 17h), dans une transcription pour neuf cuivres, percussions et récitant. Ce doivent essentiellement être des extraits, et il n'y a pas de chanteurs, ce devrait être très amusant (prévu pour le jeune public, conseillé de réserver). 10€ l'entrée, je crois. ► Œuvres rares, programmes originaux → musique pour grands ensembles (orchestraux et choraux) ■ Pièces pour violon et orchestre d'Ysaÿe, Hersant (et manifestement un arrangement d'une mélodie de Fauré) au CRR de Paris. Gratuit. Ça ne me paraît pas très tentant (et le niveau n'est pas forcément professionnel), mais c'est assurément rare ! ■ La Musique pour cordes et cuivres de Hindemith, couplée avec la Cinquième Symphonie de chambre de Milhaud, par Éric van Lauwe et ses musiciens (le 7 à 20h30, Sainte-Croix-des-Arméniens). Gratuit ou au chapeau. ■ Programme pour chœur très varié au CRR de Paris : Mendelssohn, Ravel, Lutosławski, Kabalevski, Rutter, Aboulker, Kocsár… ■ Chœurs d'Alfvén, Tormis, Sandström, Rautavaara, Sallinen et Salonen par le Chœur de Radio-France le 22 à 16h. ► Œuvres rares, programmes originaux → musique de chambre et solos ■ La Symphonie n°3 de Beethoven (premier mouvement) dans la transcription pour quatuor avec piano de son contemporain Ferdinand Ries. Couplé avec le Troisième Quatuor avec piano de Brahms, par les musiciens de l'OCP (salle Cortot, le 21 à 15h). 15€. ■ Mendelssohn, le rare (et remarquable) Sextuor avec piano et contrebasse. Coeytaux & membres de l'ONF Le 28 à 16h, 18€. ■ Trios de Chaminade, Bonis et Debussy au musée Henner (le 12 à 19h15). Ce n'est pas le meilleur de chacun de ces compositeurs (sauf pour Chaminade, qui n'est pas forcément une grande compositrice d'ordinaire et tient ici très bien son rang), mais c'est assurément rare. Gratuit ou pas cher, à vérifier. ■ Les meilleurs quatuors de Stenhammar (4), Szymanowski (2) et Chostakovitch (7) par le Royal SQ. (le 21 à 16h, Maison de la Radio, 15€). ■ Programme poèmes et piano, mettant en relation les poètes français avec les nuits agitées des Heures Dolentes de Dupont ou de La Fille aux cheveux de lin – enragée de Kurtág… CRR de Paris, le 25. Gratuit. ■ Programme de pièces françaises pour violon et piano : Vieuxtemps, Ysaÿe, Caplet, Satie, Honegger, L. Boulanger, Milhaud… Par les étudiants du CRR de Paris, le 26 (à 18h). ■ Sonates pour violon et piano : Debussy, n°2 de Ropartz, et une pièce de Lili Boulanger, avec ♥Stéphanie Moraly ♥. Le 26 à 20h au CRR de Paris, et ce doit être gratuit. ■ Concert de quintette à vent dans Ligeti, Briccialdi et Tomasi (faculté de médecine de Bobigny). ■ Pièces pour orgue des grands lettons Ešenvalds, Kalējs, Kalniņš, Vasks et des estoniens Pärt et Tüür. Dommage que ce soit sur l'orgue de la Maison de la Radio (grêle et moche). ► Interprètes et ensembles parrainés. ■ Le formidable Trio Zadig jouera le 8 à Marly-le-Roi, le 11 à l'hôpital Brousse, le 13 à Bagneux, le 15 à Villethierry. Je n'ai pas encore vérifié le détail des programmes. ■ L'ONDIF, exceptionnel dans la musique russe, joue la Cinquième de Tchaïkovski le 24. ■ Je n'ai jamais pris le temps d'écouter Lukas Geniušas (bien classé au Concours Chopin de Varsovie, il y a quelques années), dont tout le monde dit des merveilles – il faut dire qu'il joue essentiellement les standards du piano, dans lesquelles le besoin pressent de nouvelles références ne se fait pas forcément sentir, vu les centaines de gravures déjà largement satisfaisantes qui préexistent (et puis, au piano, j'aime surtout d'autres choses). L'occasion d'aller lui faire coucou, puisqu'il jouera (outre Chopin…) Szymanowski et Čiurlionis le 22 à la Maison de la Radio. ► Cours publics. ■ Cours public de Svetlin Roussev (violon) au CNSM (le 19 à 19h). ■ Cours public de hautbois au CNSM (le 20 à 19h). ► Autres concerts gratuits. ■ Audition de chant baroque au CRR de Paris (le 9 à 19h). ■ Deuxième Symphonie de Schumann et Concerto Jeunehomme de Mozart par l'Orchestre des Lauréats du Conservatoire (classe de direction d'orchestre, le 10 à 19h). Réservation conseillée. ■ Audition des jeunes chanteurs du CRR de Paris (le 12 à 19h). Attention, le niveau peut aussi bien être professionnel (Hasnaa Bennani était embauchée par les Talens Lyriques et la Chambre du Roy avant même d'en être sortie !) que très intermédiaire (quelquefois des voix pas bien sorties) : il faut y aller en humeur exploratoire, pas pour avoir un récital d'opéra à l'œil – contrairement aux plans de musique de chambre du CNSM (en outre meilleurs, comme je le répète régulièrement, que la vaste majorité des récitals payants). ■ Audition de flûte du CRR de Paris (le 19 à 19h). ► Concerts participatifs. ■ Airs d'opérette, à la Philharmonie avec F.-X. Roth. ► Théâtre. ■ Hedda Gabler d'Ibsen à Éragny. ■ Danse macabre de Strindberg, en italien à l'Athénée. ■ La Peur (Zweig) au Théâtre Michel. ► Conseil négatif. ■ Ne vous désespérez pas trop si vous n'avez pas de place pour les Bruckner de Barenboim . Même si on n'entend jamais la Première hors des intégrales (ce qui est fort injuste, et pire encore pour la Nullte !). ► À vendre ! ■ Parce que j'ai d'autres projets / trouvé des places moins chères / un ami empêché / changé d'avis, je revends quelques places, à prix doux et bonne visibilité, pour quelques concerts de janvier et d'après : notamment le Cinquième de Beethoven par Leonskaja & la Petite Sirène de Zemlinsky, puis Paul Lewis & Daniel Harding dans le Premier Concerto pour piano de Brahms, tout ça à la Philharmonie. Carmen au Théâtre des Champs-Élysées (Lemieux-Spyres-Bou), aussi. Et plein d'autres choses à n'en pas douter. Si vous êtes curieux de ma sélection personnelle, elle apparaît en couleur dans le planning en fin de notule. Auguste RODIN, Merci CSS ! Bronze, 1893-1894 Musée Rodin de Paris. 3. Expositions Ça n'a pas énormément changé depuis la dernière fois , laissez-moi gagner un peu de temps de ce côté-là en vous recommandant le remarquable Exponaute (et son tri par date de fin !) ou la très utile sélection mensuelle de Sortir à Paris . 4. Programme synoptique téléchargeable Comme les dernières fois : Les codes couleurs ne vous concernent pas davantage que d'ordinaire, j'ai simplement autre chose à faire que de les retirer de mon relevé personnel, en plus des entrées sur mes activités suspectes et complots universels à rejoindre. Néanmoins, pour plus de clarté : ◊ violet : prévu d'y aller ◊ bleu : souhaite y aller ◊ vert : incertain ◊ **** : place déjà achetée ◊ § : intéressé, mais n'irai probablement pas ◊ ¤ : n'irai pas, noté à titre de documentation ◊ (( : début de série ◊ )) : fin de série ◊ jaune : événement particulier ◊ rouge : à vendre Les bons soirs, vous pourrez toujours distinguer ma démarche gracile le long d'une ombre furtive, dans les couloirs décidément les mieux fréquentés de la capitale. Cliquez sur l'image pour faire apparaître le calendrier (téléchargeable, d'ailleurs, il suffit d'enregistrer la page html) dans une nouvelle fenêtre, avec tous les détails. Toutes les illustrations picturales de cette notule sont tirées de photographies du Fonds Řaděná pour l'Art Puttien, disponibles sous Licence Creative Commons CC BY 3.0 FR . Non, décidément, avec le planning (et les putti) de CSS, on peut raffiner l'or et moissonner les épis de janvier !

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4 janvier

Fauteuils d’orchestre 2 : le violoniste Renaud Capuçon

France 3. Renaud Capuçon, Fauteuils d’orchestre, le 6 janvier 2017, 20h55. France 3 joue la carte culture et musique en prime, grâce à sa case « Spectacles ». Après avoir consacrer les mérites du baryton Ruggero Raimondi, le Don Giovanni de Losey, voici le violoniste français Renaud Capuçon, ses amis, son frère (Gauthier, violoncelliste) et bien d’autres invités. Le classique s’invite dans votre salon, en grand format pour présenter « le parcours d’une vie », même si le violloniste ainsi fêté est loin d’avoir fini sa carrière. Animatrice vulgarisatrice et mélomane enjouée, Anne Sinclair s’intéresse au parcours artistique du violoniste Renaud Capuçon évoquant son travail, ses amis et son soutien à la nouvelle génération. Il n’a que 40 ans, dont 36 déjà passés avec un violon entre les mains… Place aux jeunes tempéraments prometteurs déjà impressionnants : Daniel Lozakovitj, jeune violoniste virtuose de 15 ans, ou Kit Armstrong pianiste d’à peine 20 ans, qui compose, interprète, dirige… En guest star de prestige – parce que très rare sur un plateau télé : la pianiste argentine Martha Argerich. Les œuvres nécessitant un orchestre sont réalisées par l’Orchestre National de France (Domingo Hindoyan, direciton). Au programme : Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Brahms, Mendelssohn… On regrette là encore l’absence des compositeurs français sur un chaîne de service publique. Présents aussi, Michel Cymes ami de longue date à qui Renaud a conseillé de faire du saxophone ou encore Pierre Barthel, son luthier qui explique les secrets de son travail et les spécificités de l’instrument de Renaud Capuçon. La devise de Renaud Capuçon pourrait être « vivre pour et par la musique ». FAUTEUILS D’ORCHESTRE Invité, Renaud Capuçon, le parcours d’une vie Durée : 146mn – Vendredi 6 janvier 2017, 20h55 sur France 3 Avec l’Orchestre National de France dirigé par Domingo Hindoyan Les invités de Renaud Capuçon et Anne Sinclair : Martha Argerich, Ermonela Jaho, Kit Armstrong, Michel Cymes, Delphine De Vigan, Alexandre Duhamel , Edgar Moreau, Daniel Lozakovitj , Adrien La Marca , Guillaume Chilemme, Nicolas Angelich, Jean-François Borras, Alexandra Conunova, Pierre Barthel, Vassilena Serafimova, Thomas Enhco.



Carnets sur sol

26 décembre

[Sélection lutins] – Boucles !

En ce temps d'épiphanie, l'occasion de dévoiler un peu d'intimité musicale. Après, avoir, une fois de plus, repris l'essentiel de l'acte II de l'Orfeo de Rossi dans une boucle infinie – Che può far Citerea, Al imperio d'amore, la mort (vidéo là de ces extraits) –, voilà le prétexte de partager quelques-unes de ces pièces ou des ces instants que je peux me repasser à très court intervalle et à haute itération. Le concept est un peu différent des instants ineffables , qui ne supposent pas forcément la répétition ; ces boucles peuvent être, du reste, des fragments, des mouvements ou des œuvres entières. Il s'agit de toutes ces pièces où l'on sent l'impulsion, en la finissant, de la remettre immédiatement. Chose que je fais rarement, du reste (une grande partie du répertoire s'y prête peu, du fait de la pratique de la variation, du développement…), les œuvres très mélodiques tendant naturellement à s'émousser ; et c'est pourquoi ce petit partage, insolite, peut être amusant. Ordre (approximatif) par date de naissance. ♦ D. Le Blanc – « Les Mariniers adorent un beau jour – [notules 1 ,2 ] ♦ A. Le Roy – « Ô combien est heureuse » – [notules 1 ,2 ] ♦ Anonyme fin XVIe – « Allons vieille imperfaite » – [notules 1 ,2 ] ♦ Monteverdi – Combattimento, deux premières strophes – [notules 1 ,2 ,3 ] ♦ Anonyme premier XVIIe – Passacaglia della vita – [liste ] ♦ E. Gaultier – La Cascade ♦ Kapsberger – « L'onda che limpida » [son ] ♦ Kapsberger – « Fanciullo arciero » [son ] ♦ Rossi – Orfeo : Che può far Citerea – [notule & son ] ♦ Rossi – Orfeo : Al imperio d'amore – [notule & son ] ♦ Guédron – Ballet d'Alcine « Noires fureurs » – [notules 1 ,2 ,3 ] ♦ Guédron – « Dessus la rive de la mer » ♦ Moulinié – « Que vous avez peu de raison » ♦ Moulinié – « Quelque merveilleuse chose » ♦ Moulinié – « Vous que le dieu Bacchus a mis » ♦ Lully – Cadmus : Chaconne des Africains « Suivons l'Amour » – [notice ] ♦ Lully – Thésée : Combats et prières de l'acte I – [notule , hors-scène ] ♦ Lully – Atys : « Atys est trop heureux » – [notice ] ♦ Lully – Amadis : Invocation d'Arcabonne « Toi, qui dans ce tombeau » – [notule ] ♦ Lully – Amadis : Déploration d'Oriane « Ciel ! ô ciel ! Amadis est mort » – [notule ] ♦ Lully – Amadis : Chaconne finale « Célébrons en ce jour » – [notule ] ♦ Lully – Roland : Duo & Chaconne – [notice ] ♦ Sanz – Canarios – [extrait ] ♦ Charpentier – Médée : les 3 duos d'amour (II,IV,V) – [notule ] ♦ Murcia – Folías Gallegas – [notule ] ♦ Visée – Passacaille de la Suite en la mineur ♦ Lalande – Jubilate Deo omnis Terra : « Populus ejus », « Introite portas » ♦ Lalande – Jubilate Deo omnis Terra : « Laudate nomen ejus » ♦ Campra – Exaudiat te Dominus : « Exaudiat te Dominus » [notice ] ♦ Campra – Idoménée : « Venez, Gloire, Fierté » [notule ] ♦ Campra – Idoménée : « Espoir des malheureux » [notule ] ♦ Jacquet de La Guerre – première Passacaille en la mineur – [notule ] ♦ F. Couperin – Offertoire de la Messe pour les Paroisses ♦ F. Couperin – Première Leçon de Ténèbres – [notice ] ♦ F. Couperin – Troisième Leçon de Ténèbres – [notice ] / [en attendant une discographie exhaustive préparée depuis longtemps] ♦ Jean Gilles – Requiem : « Requiem æternam » ♦ Jean Gilles – Requiem : « Domine Jesu Christe » (dans l'Offertoire) ♦ Destouches – Callirhoé, chaconne nocturne : « Ô Nuit, témoin de mes soupirs secrets » – [notule ] ♦ Destouches – Callirhoé, duos du I : « Ma fille, aux Immortels quels vœux venez-vous faire ? » / « Mais, quel objet vient me frapper ? » – [notule sur les états de la partition] ♦ Destouches – Sémiramis : « Flambeaux sacrés » – [notule ] ♦ Bach – Motet Singet dem Herrn : « Singet dem Herrn », « Lobet den Herrn in seinen Taten » [de même discographie exhaustive dès longtemps préparée, à publier un jour] ♦ Bach – Air Erfüllet, ihr himmlischen göttlichen Flammen de la cantate BWV 1 ♦ Boismortier – Don Quichotte : « Expire sous mes coups, discourtois enchanteur » ♦ Boismortier – Don Quichotte, danses ♦ Mondonville – Cœli enarrant : « In sole posuit » ♦ Gluck – Iphigénie en Tauride : air d'Oreste « Dieux qui me poursuivez » ♦ Gluck – Iphigénie en Tauride : air d'Iphigénie « Non, cet affreux devoir » ♦ Grétry – L'Amant Jaloux : quatuor « Plus d'égards, plus de prudence » ♦ Grétry – Guillaume Tell : « Bonjour ma voisine » – [notule ] ♦ Grétry – Guillaume Tell : « Qui jamais eût pensé que cet homme exécrable » – [notule ] ♦ Salieri – Tarare : « De quel nouveau malheur » – [notule ] ♦ Salieri – Tarare : « J'irai, oui j'oserai » – [notule ] ♦ Mozart – Quatuor n°14, final ♦ Mozart – Così fan tutte : trio « La mia Dorabella » – [chroniques de représentations ] ♦ Mozart – Così fan tutte : trio « Una bella serenata » – [chroniques de représentations ] ♦ Mozart – La Clemenza di Tito : duo « Come ti piace, imponi » – [exploration ] ♦ Mozart – La Clemenza di Tito : air « Parto, parto » – [exploration ] ♦ Haydn – Quatuor Op.76 n°3, mouvements I & II ♦ Catel – Sémiramis : Duo de désespoir « Sort redoutable » et final – [brève évocation ] ♦ Beethoven – Final choral de la Fantaisie chorale ♦ Beethoven – Quatuor n°8, mouvement lent ♦ Czerny – Symphonie n°1, mouvements I, III & IV [général , scherzo ] ♦ Mendelssohn – Premier Trio avec piano : I, énoncé du thème ♦ Schubert – Die Schöne Müllerin : « Pause » – [projet lied français ] ♦ Schumann – Liederkreis Op.24 : « Es treibt mich hin » [présentation & discographie ] ♦ Schumann – Liederkreis Op.24 : « Warte, warte du wilder Schiffmann » [présentation & discographie ] ♦ Schumann – Liederkreis Op.24 : « Schöne Wiege meiner Leiden » [présentation & discographie ] ♦ Schumann – Liederkreis Op.39 : « Überm Garten » [projet lied français ] ♦ Verdi – Il Trovatore : récit de Manrico « Mal reggendo » ♦ Verdi – Simone Boccanegra : avertissement d'Adorno « Ah taci, il vento ai tiranni » ♦ Verdi – Les Vêpres Siciliennes : duo « Quel est ton nom ? » – [Verdi en français ] ♦ Verdi – Requiem : Kyrie ♦ Verdi – Requiem : Ingemisco ♦ Verdi – Requiem : début du Lacrimosa ♦ Verdi – Don Carlos : déploration sur le corps de Posa – [éditions ] ♦ Wagner – Tristan : postlude du II ♦ Wagner – Rheingold : première tirade de Loge ♦ Wagner – Rheingold : tirade de Froh « Wie liebliche Luft » [notule à venir] ♦ Wagner – Siegfried : tirade « Wie des Blutes Ströme » [ordalie ] ♦ Wagner – Die Meistersinger : appel des Maîtres [son ] ♦ Wagner – Parsifal : interlude du I ♦ Wagner – Parsifal : annonce du couronnement « Du wuschest mir die Füße » ♦ Reyer – Sigurd : duo du désenvoûtement « Des présents de Gunther » [chapitre Sigurd ] ♦ Smetana – Dalibor : Marche de Vladislav [détail du livret , œuvre & enregistrement libre , discographie exhaustive ] ♦ Smetana – Dalibor : fin du I [détail du livret , œuvre & enregistrement libre , discographie exhaustive ] ♦ Smetana – Dalibor : début du II [détail du livret , œuvre & enregistrement libre , discographie exhaustive ] ♦ Brahms – Premier Trio avec piano : énoncé du thème ♦ Brahms – Premier Trio avec piano : trio du scherzo – [scherzo ] ♦ Brahms – Variations sur un thème de Haydn : choral initial & variation finale ♦ Brahms – Première Symphonie : énoncé du thème des variations finales ♦ Brahms – Quintette avec piano : thème principal du scherzo – [scherzo ] ♦ Saint-Saëns – Chanson à boire du vieux temps ♦ Delibes – Lakmé : Quintette « Miss Rose, Miss Helen, respectez les clôtures » ♦ Tchaïkovski – Eugène Onéguine : dialogues de cotillon et provocation en duel [sources ] ♦ Tchaïkovski – Pikovaya Dama : serment à l'orage [brève discographie , mise en scène ] ♦ Tchaïkovski – Pikovaya Dama : hymne à la nuit [brève discographie , mise en scène ] ♦ Tchaïkovski – Symphonie n°3 : mouvements extrêmes ♦ Tchaïkovski – Symphonie n°6 : mouvement III – [notule , possibilités d'interprétation ] ♦ Dvořák – Rusalka : ballet royal – [notules 1 ,2 ,3 ] ♦ Rott – Symphonie en mi : mouvements I et IV [liste de notules ] ♦ Debussy – Quatuor, mouvement III, climax ♦ R. Strauss – Elektra : tirade de Chrysothemis « Ich kann nicht sitzen » [discographie ] ♦ R. Strauss – Die Frau ohne Schatten : envoi de l'air de l'Empereur « Kann sein, drei Tage » ♦ R. Strauss – Die Frau ohne Schatten : Erdenflug ♦ R. Strauss – Arabella : « Ich weiß nicht wie du bist » (partie centrale du duo du Richtige) [notules & discographie exhaustive ] ♦ R. Strauss – Friedenstag : marche des soldats Réformés [notule & son ] ♦ Koechlin – Sonate pour violon et piano : final ♦ Koechlin – Quintette pour piano et cordes : final ♦ Mahler – Symphonie n°2 : à partir de l'entrée des chœurs [notule & lieder ] ♦ Mahler – Symphonie n°7 : thème principal du dernier mouvement [autre notule ] ♦ O. Fried – Die verklärte Nacht [notule & son ] ♦ L. Aubert – « La mauvaise prière » ♦ Schreker – Die Gezeichneten : Entrée de Tamare [chapitre entier à remonter] ♦ Schreker – Die Gezeichneten : Prélude du II [chapitre entier à remonter] ♦ Ireland – Sea-Fever [1 ,2 ] ♦ Le Flem – Symphonie n°1 : final ♦ Schoeck – Quatuor n°2 : thème principal [notule ] ♦ Auric – 4 Chansons de la France malheureuse : « La Rose et le Réséda » [notule ] ♦ Walton – Symphonie n°1 [notule ] ♦ Damase – l'Opéra dans Colombe [notule ] ♦ Damase – Eugène le Mystérieux, marche des Trois Couleurs [notule ] ♦ Stockhausen – Mantra [parce que ] ♦ Kalniņš – Mostieties, stabules un kokles (psaume) [commentaire ] Légende : Jardinière de Muller en biscuit (XIXe siècle). Ronde de putti. Bien sûr, pour prolonger le plaisir, je ne puis trop vous inviter à découvrir, outre les autres instants ineffables , d'autres œuvres de vaste valeur, peut-être moins propices à si haute itération, mais à fréquenter résolument. C'est la raison d'être de la section des Putti d'incarnat et autres Sélections lutins, qui s'est progressivement enrichie de sélections de : ♫ symphonies, ♫ quatuors à cordes, ♫ musique sacrée, ♫ opéras contemporains, ♫ trios de toutes formes, ♫ quatuors avec piano, ♫ œuvres pour piano solo, ♫ sonates avec violon, ♫ lieder orchestraux, ♫ jubilation cosmique, ♫ concertos pour clarinette, ♫ chœurs profanes a cappella, ♫ mélodies maritimes, ♫ quintettes pour piano et cordes, ♫ concertos pour piano ♫ …et scherzos ! Listes enrichies au fil des ans et périodiquement mises à jour. Vos propres propositions sont bien sûr toujours bienvenues, soit pour me faire compléter mes expéditions, soit pour attirer l'attention des autres lecteurs sur des œuvres que je n'ai pas appréciées à leur juste valeur. Bonnes découvertes répétitives ! N'en abusez pas – pour ça, il y a Philip Glass.

Le blog d'Olivier Bellamy

14 décembre

Erik Berchot, libre parcours

Ancien élève de Germaine Mounier, lauréat du Concours Chopin, Erik Berchot a suivi une route au gré de ses rencontres. Tantôt il joue Rachmaninov pour Claude Lelouch ou Chopin à Bagatelle, donne la réplique à Michel Legrand à deux pianos ou accompagne Charles Aznavour. Nulle frustration, nulle ambition rentrée ou renoncée, il est libre et généreux. Voici son programme : CLASSIQUES : - Frédéric Chopin : “1er Impromptu opus 29 en la bémol majeur” Comme 1er extrait musical classique, j’aimerai rendre hommage à “ma mère musicale” Germaine Mounier, immense pédagogue internationale avec qui j’étais en 3 ème cycle de perfectionnement au C.N.S.M. de Paris il y a quelques années! et avec elle j’ai préparé mon Prix Chopin à Varsovie (entre autres)… Elle a disparu en 2006, j’ai à ce demande, juste avant son décès repris sa classe à l’école normale de musique de Paris. Elle avait quelques années auparavant enregistré à Tokyo, un merveilleux CD consacré à Chopin, introuvable en France, avec le ce 1 er Impromptu opus 29 en la bémol majeur de F.Chopin. - (Martha Argerich) Prokofiev : “Concerto n°3″ (1er Mouvement) - (Ensemble Instrumentale de France, Violon : Philip Bride ) Felix Mendelssohn-Bartholdi : “Scherzo de l’Octuor en mi b Majeur opus 20 » - Charles Munch : “Symphonie Fantastique” (La Valse) MADELEINES : - Michel Legrand : “Les moulins de mon coeur” (Legrand et Berchot) - Charles Aznavour : “Non, je n’ai rien oublié” - Barbra Streisand : “Evergreen”

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